Vous savez quoi faire… alors pourquoi est-ce si difficile de vous y mettre ?

lundi 31 août 2026 | Gain de Temps & Efficacité | 0 commentaires

⏱️ Temps de lecture : 9 mins

Vous avez 30 minutes devant vous pour avancer sur une tâche. Parfait. Vous vous installez, ouvrez votre ordinateur… et 10 minutes plus tard, vous n’avez toujours pas vraiment commencé.

Vous cherchez un document. Puis un autre. Vous retrouvez un mail qui contient « sûrement » l’information dont vous avez besoin. Vous ouvrez trois dossiers avant de tomber sur le bon fichier. Et maintenant, vous essayez de vous rappeler où vous en étiez la dernière fois.

Bref, vous travaillez… sans encore travailler. 😅

C’est particulièrement frustrant quand vous avez du mal à commencer une tâche, alors que vous savez parfaitement qu’elle doit être faite.

Ce temps passé à chercher, préparer, décider et vous remettre dans le contexte, vous ne le notez nulle part. Pourtant, il existe bel et bien.

C’est le temps de démarrage : tout ce qu’il faut faire avant de pouvoir réellement agir.

Et lorsque vous interrompez une tâche, il y a aussi le temps de reprise : retrouver ce que vous faisiez, ce qui est déjà fait et ce qu’il reste à faire.

Deux petits voleurs de temps particulièrement doués pour passer inaperçus.

Vous ne perdez pas toujours du temps à faire mais à « préparer à faire »

Quand vous regardez votre journée, vous comptez probablement le temps nécessaire pour réaliser une tâche. Mais vous comptez rarement les minutes passées avant de pouvoir réellement vous y mettre.

On peut pourtant distinguer trois moments :

  • Le temps d’exécution : vous faites réellement la tâche.
  • Le temps de préparation : vous réunissez tout ce dont vous avez besoin pour commencer.
  • Le temps de reprise : vous retrouvez où vous en étiez et ce qu’il faut faire maintenant.

Prenez « rédiger l’article d’un client ». Vous prévoyez une heure. Sauf que cette heure commence parfois par : retrouver le brief, chercher les informations envoyées par le client, ouvrir le bon document, retrouver vos sources, relire ce que vous aviez déjà écrit…

Et accessoirement, essayer de vous rappeler pourquoi vous aviez arrêté au milieu du paragraphe 4. 😅

Résultat : la tâche prend plus longtemps que prévu, sans que vous ayez particulièrement traîné.

C’est aussi pour cela que commencer une tâche peut demander beaucoup d’énergie.

Pourquoi le démarrage devient si coûteux quand vous avez trop de choses en tête

Une tâche mal définie oblige votre cerveau à enchaîner les petites décisions :

Par où commencer ? De quoi ai-je besoin ? Quel fichier ? Quelle information ? Et après, je fais quoi ?

Une tâche vague cache souvent plusieurs décisions.

Et quand votre journée est déjà bien remplie, ces micro-décisions s’accumulent. Vous ne manquez pas forcément de motivation : vous avez simplement trop de choses à déterminer avant de pouvoir agir.

Le piège des tâches formulées trop largement

Certaines tâches ont l’air parfaitement claires… jusqu’au moment où vous devez réellement vous y mettre.

« Préparer la rentrée ».
« Gérer l’administratif ».
« Travailler sur mon site ».
« Faire le ménage ».
« Préparer les contenus de la semaine ».

Sur le papier, tout semble limpide. Dans votre tête, beaucoup moins. 😅

Le souci, c’est que ce ne sont pas vraiment des actions. Ce sont des projets, des objectifs ou des résultats à obtenir. Votre cerveau doit donc encore déterminer comment passer de l’intention à l’action.

Prenons « préparer la rentrée ». Si vous cherchez comment commencer une tâche, vous pouvez facilement rester quelques minutes à réfléchir… alors que le premier geste pourrait simplement être :

→ vérifier les dates de rentrée
→ ouvrir la liste des fournitures
→ regarder ce que vous avez déjà à la maison
→ noter ce qui manque

Et voilà : vous êtes partie.

Attention, l’idée n’est surtout pas de transformer chaque tâche de votre vie en une liste de 25 micro-actions minutieusement détaillées. Vous avez déjà assez de choses à gérer !

L’idée est simplement de rendre le premier pas évident.

Quand vous ne savez pas par où commencer, descendez d’un niveau : au lieu de chercher comment terminer la tâche, demandez-vous quelle action concrète vous pouvez faire maintenant.

La méthode du « prochain geste » pour reprendre une tâche

Vous connaissez cette sensation : vous savez que vous avez déjà commencé quelque chose… mais impossible de vous rappeler où vous en étiez. Vous ouvrez le fichier, regardez votre travail quelques secondes et votre cerveau semble répondre : « Euh… bonne question. » 😅

C’est justement là que la méthode du « prochain geste » devient utile.

Quand vous ne savez plus quoi faire, ne cherchez pas à déterminer comment terminer toute la tâche. Demandez-vous simplement :

Quel est le prochain geste concret que je peux faire maintenant ?

Le geste doit être simple, précis et directement réalisable, sans vous obliger à prendre encore cinq décisions.

Par exemple, au lieu de penser :

« Je dois faire le ménage. »

Dites-vous :

→ ranger les surfaces de la cuisine, ou plus petit encore, ranger juste la table de la cuisine
→ faire les poussières sur une étagère du salon
→ ramasser les vêtements qui traînent dans la chambre
→ passer l’aspirateur dans la cuisine
→ nettoyer la baignoire et le lavabo

Vous voyez la différence ? Vous n’avez plus besoin de savoir comment arriver au bout. Vous avez seulement besoin de savoir quoi faire maintenant.

Et c’est particulièrement utile lorsque vous cherchez comment commencer une tâche qui vous paraît trop grosse ou que vous devez reprendre après une interruption.

Un geste après l’autre. Pas besoin de tout résoudre avant de commencer.

L’astuce toute simple : ne jamais laisser une tâche sans point de reprise

Vous venez de travailler 20 minutes sur quelque chose quand une interruption arrive : un enfant a besoin de vous, un rendez-vous commence, un client vous écrit… ou vous devez simplement passer à autre chose.

Vous fermez votre fichier en vous disant :

« Je continuerai demain. »

Et demain, vous rouvrez le document avec une question existentielle :

« Mais… qu’est-ce que j’étais en train de faire, déjà ? » 😅

Si vous cherchez comment commencer une tâche plus facilement, pensez aussi à faciliter sa reprise.

Avant de fermer, prenez quelques secondes pour noter le prochain geste à faire.

Par exemple :

« Demain : reprendre le paragraphe sur X et ajouter l’exemple Y. »

Ou :

« Il reste à vérifier les dates et noter les achats manquants. »

Cela paraît presque trop simple pour être utile. Pourtant, cette petite note vous évite de devoir reconstruire mentalement le contexte la prochaine fois.

Et c’est particulièrement précieux quand vous êtes maman freelance : les interruptions ne demandent généralement pas votre autorisation avant d’arriver. 😉

Votre tâche n’est alors plus simplement « en cours ».

Elle devient une tâche prête à reprendre, avec son prochain geste déjà identifié.

Moins de temps pour vous remettre dedans, plus de temps pour avancer.

Quand vous bloquez, posez-vous seulement cette question

Quand vous êtes devant une tâche et que vous ne savez plus par quel bout la prendre, inutile de vous lancer dans une grande réflexion stratégique. Posez-vous simplement cette question :

« Quel est le prochain geste concret que je peux faire ? »

Attention au piège des réponses trop vagues.

« Travailler sur mon projet. »

D’accord… mais concrètement, vous faites quoi ? Vous ouvrez un document ? Vous cherchez une information ? Vous écrivez ? Vous appelez quelqu’un ? Votre cerveau a encore du travail.

Descendez simplement d’un niveau :

« Ouvrir le dossier du projet. »

Et si c’est encore trop vague, descendez une nouvelle fois :

« Ouvrir le fichier Projet-X.docx. »

Là, plus besoin de réfléchir. Vous pouvez agir.

C’est exactement ce qui peut vous aider lorsque vous cherchez comment commencer une tâche qui vous semble trop grosse ou trop floue.

Votre prochain geste n’a pas besoin d’être intelligent, ambitieux ou particulièrement impressionnant. Il doit simplement être suffisamment concret pour vous mettre en mouvement.

Et parfois, le meilleur premier pas de votre journée est littéralement… ouvrir le bon fichier. 😉

Une fois ce geste effectué, vous pourrez vous demander :

« Et maintenant, quel est le prochain ? »

Un geste, puis un autre. C’est tout.

Réduisez le temps perdu avant l’action

Vous pouvez avoir une bonne liste de tâches, un agenda bien rempli, des routines bien rodées et tous les outils d’organisation du monde… et malgré tout avoir l’impression de manquer de temps en permanence.

Parce qu’entre « je dois le faire » et « je suis en train de le faire », il peut se passer beaucoup de choses.

Chercher un document. Retrouver une information. Décider par quoi commencer. Vous rappeler où vous en étiez. Reconstituer le contexte après une interruption…

Toutes ces petites étapes s’additionnent.

Alors, lorsque vous cherchez comment commencer une tâche, ne vous demandez pas systématiquement :

« Comment faire plus vite ? »

Demandez-vous plutôt :

« Comment rendre le démarrage plus facile ? »

Et lorsque vous devez interrompre une tâche :

« Comment faire pour que la prochaine fois, je n’aie pas à repartir de zéro ? »

C’est souvent là que se trouvent les minutes que vous cherchez désespérément à récupérer.

Vous n’avez pas besoin de devenir une machine à produire des tâches cochées. 😄

Vous avez surtout besoin de rendre l’action suivante suffisamment évidente pour pouvoir avancer sans négocier avec votre cerveau pendant dix minutes.

Alors, la prochaine fois que vous bloquez devant une tâche, essayez simplement :

Quel est le prochain geste concret que je peux faire ?

Et faites celui-là. Pas les dix suivants. Juste celui-là.

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Qui suis-je ?

Lucyna

Je m’appelle Lucyna : je suis entrepreneur depuis 2011, maman depuis 2012 et comme vous, j’ai vécu ce sentiment de courir après le temps, les tâches, et le mental en surcharge.

S’organiser Chez Soi, est né de mon envie de partager des outils simples et pratiques pour retrouver de l’air dans le quotidien : routines, désencombrement, systèmes de gestion, organisation mentale, familiale et digitale…

Je ne promets pas la perfection, mais plus de clarté, plus de fluidité, et moins de charge mentale.

Ici, pas de leçon : juste des solutions testées, réalistes, et pensées pour nous les femmes qui jonglent avec plusieurs casquettes.