Quand on tape « journée de maman freelance » sur Google, on tombe souvent sur le même décor : réveil à 6h pour méditer, smoothie vert à la main, ordinateur fermé à 15h, maison impeccable et énergie débordante. Chez vous, ce n’est probablement pas ça. Chez moi non plus.
👉 Ici, je vous propose une vraie journée.
Avec des listes parfois trop longues, des compromis assumés, des tâches reportées à demain (ou à la semaine prochaine), et une organisation qui sert surtout à éviter de devenir folle, pas à viser la perfection.
Vous êtes freelance et maman.
Votre quotidien est dense, plein de casquettes, de contraintes, de rendez-vous et de logistique.
Mais la bonne nouvelle, c’est que ce quotidien est organisable : pas en ajoutant encore plus de to-do, mais en mettant en place un cadre simple et réaliste.
Parce que la sérénité ne vient pas d’avoir plus de temps libre, elle vient surtout de structures claires, de routines souples et de décisions déjà prises.
Et c’est exactement ce que je vais vous montrer, à travers une journée de maman freelance… normale.
Le cadre de base : des horaires simples et stables
Quand on parle de journée de maman freelance, on imagine souvent une liberté totale : travailler quand on veut, s’arrêter quand on veut, improviser en permanence.
En réalité ? La vraie liberté passe très souvent par… des limites. Oui, oui. Des vraies.
Des horaires quasi fixes (même le week-end)
Chez moi, la journée commence entre 7h50 et 8h, week-ends compris.
Pas parce que je suis ultra-disciplinée ou fan des réveils matinaux, mais parce que mon corps aime la régularité. Et ma tête aussi.
➡️ Début du travail à 8h30.
Parfois, c’est du travail sur mes propres sites.
Parfois, c’est pour des clients.
Parfois… c’est juste prendre un peu d’avance, calmer la boîte mail ou remettre de l’ordre avant que la journée ne s’emballe. Et c’est très bien comme ça.
Les repas sont eux aussi cadrés, sans être rigides :
- Déjeuner entre 12h30 et 13h
- Dîner entre 18h30 et 19h30 (oui, on mange tôt pour des français mais tout le monde est là, sauf activités, et ça change tout)
Puis le soir :
- Arrêt de l’ordinateur à 23h15
- Coucher entre 23h30 et 23h45
Pas pour « être parfaite », mais pour éviter de grignoter sur la nuit, puis de le payer cher le lendemain.
Ce n’est pas une prison, c’est un cadre.
Un cadre qui évite de réfléchir sans arrêt, qui réduit la fatigue mentale et qui rend votre journée de maman freelance beaucoup plus fluide, même quand tout n’est pas fait.
Parce que décider une fois de vos horaires, c’est vous éviter de décider cent fois chaque jour. Et ça, franchement, ça vaut de l’or.
Le matin : lancer la journée sans se disperser
Démarrage de la journée freelance
Dans une journée de maman freelance, le matin n’est pas un moment sacré, lent et silencieux avec encens, journaling de 12 pages et yoga face au soleil levant.
Chez moi, on vise l’efficacité tranquille, pas la mise en scène.
Tout commence par une routine très simple (et très humaine) :
douche, pesée, café, un grand verre d’eau, puis 3 à 5 minutes dans la cuisine pour ranger un truc, laver un verre, remettre une chose à sa place. Rien de spectaculaire, mais suffisamment pour ne pas démarrer avec une impression de bazar autour de moi.
Ensuite, direction l’ordinateur.
Pas de transition interminable.
L’ordi est lancé, les onglets sont prêts, et surtout : j’ouvre directement ma to-do list.
Pas les mails. Pas Instagram. Pas « juste un petit truc rapide ».
Et là, oui… je commence volontairement par ce que j’ai le MOINS envie de faire (eat the frog).
Ça pique un peu. Mais une fois que c’est fait ? Quel soulagement. (Et une petite fierté aussi, soyons honnêtes 😄)
👉 Ce qui fait toute la différence
- Je ne décide pas le matin.
Les décisions fatiguent. Les éviter dès le réveil, c’est préserver son énergie. - Tout est noté, rien n’est dans la tête.
La to-do list n’est pas là pour mettre la pression, mais pour libérer l’esprit.
Dans une journée de maman freelance, ce n’est pas la motivation parfaite qui fait avancer.
C’est une liste claire, déjà prête, qui vous permet de démarrer même quand l’envie n’est pas au rendez-vous. Et très souvent, l’envie… arrive en cours de route.
Le cœur de la journée : travailler pendant que la maison « vit »
Le travail freelance, version réaliste
Dans une journée de maman freelance, le travail ne se fait pas dans un bureau silencieux, immaculé, avec une playlist « deep focus » parfaitement choisie.
Il se fait pendant que la maison vit. Il y a du mouvement, des bruits, parfois une machine qui tourne, parfois une pensée qui traverse… et pourtant, le travail avance.
Concrètement, mes journées de travail ressemblent à ça :
- création de sites
- rédaction de contenu
- gestion des emails
- SEO
- et tout ce qui gravite autour d’une activité en ligne bien vivante
La clé, ce n’est pas de se demander « qu’est-ce que j’ai envie de faire aujourd’hui ? »
C’est d’avoir une organisation basée sur la récurrence, pas sur l’humeur.
Une organisation par fréquence (et ça change tout)
Au lieu de tout garder dans ma tête, les tâches sont classées par rythme :
Par exemple :
- Annuel : nettoyage de la base de données, tri du FTP
- Trimestriel : vérification des liens cassés sur tous les sites
- Mensuel : factures, vérifications diverses
- Hebdomadaire : mises à jour WordPress, écriture d’articles
- Quotidien ou par jour fixe : planification des réseaux sociaux, publications, newsletters
Résultat : rien n’est oublié, et surtout… rien ne traîne dans un coin de ma tête en mode « il faudrait que ».
Dans une journée de maman freelance, vous ne passez pas votre temps à réfléchir à quoi faire.
Vous suivez un système.
Et ce système vous permet de travailler efficacement même quand l’énergie n’est pas au maximum, même quand la maison est en mouvement, même quand la journée n’est pas parfaite.
Moins de décisions, moins de charge mentale, plus de régularité.
Et franchement, pour durer sur le long terme, c’est exactement ce qu’il faut.
Le midi : pause courte mais vraie
Déjeuner sans culpabilité
Au milieu d’une journée de maman freelance, le déjeuner n’est pas un « moment bien-être Instagram » avec assiette arc-en-ciel, graines germées et bougie allumée.
C’est une vraie pause, mais courte, et surtout sans culpabilité.
La pause est limitée dans le temps.
On s’arrête, on mange, on souffle… puis on reprend.
Personne ne regarde l’heure avec stress, mais on ne traîne pas non plus : chacun a encore sa journée à vivre derrière.
Côté contenu de l’assiette ? On essaie manger « plus lourd » le midi pour éviter le gras / sucré et ballonnement le soir…
Ce n’est pas forcément « healthy parfait ». Et ce n’est pas grave. Le but ici n’est pas d’optimiser chaque bouchée, mais simplement de couper avec le travail.
Selon les jours :
- on mange tous les trois quand mon mari est en télétravail,
- ou à deux avec Fiston, en mode tranquille.
On discute un peu, on se pose, on existe autrement qu’en mode productif.
Dans une journée de maman freelance, le déjeuner n’est pas là pour performer.
Il est là pour faire une pause mentale, recharger un minimum les batteries et repartir sans traîner une sensation de fatigue ou de frustration.
Couper, c’est déjà être « productif ».
L’après-midi : composer avec la vraie vie
Être freelance et chauffeur et maman (et un tas d’autres métiers 🤣)
Dans une journée de maman freelance, l’après-midi marque souvent le moment où la théorie rencontre la réalité.
Vous n’êtes plus « juste » en train de travailler : vous devenez chauffeur, logisticienne, gestionnaire d’emplois du temps, et parfois négociatrice professionnelle.
Chez moi, certaines contraintes sont fixes dans la semaine, et c’est justement ce qui les rend plus faciles à gérer :
- Lundi : karaté de Fiston
- Mercredi : théâtre de Fiston + quelques courses au passage (poster une lettre, pharmacie, un panier Too Good To Go…)
- Jeudi : bibliothèque + karaté de Fiston
À cela s’ajoute la marche quotidienne de 6000 pas, soit environ une heure par jour.
Et non, ce n’est pas « en plus » de la vie : elle fait partie de la vie.
La clé : intégrer plutôt que rajouter
Dans une journée de maman freelance, l’objectif n’est pas d’empiler les obligations, les routines et les « bonnes habitudes » les unes sur les autres.
L’idée, c’est plutôt de faire avec ce qui existe déjà.
Les sorties de la semaine sont là : karaté, théâtre, bibliothèque.
Plutôt que de les subir ou de multiplier les allers-retours, j’essaie simplement de les optimiser sans les alourdir.
Par exemple, je marche quand je suis déjà dehors.
Pas comme une contrainte supplémentaire, pas comme « il faut absolument que je fasse du sport », mais parce que le temps d’attente existe de toute façon. Autant en faire quelque chose d’utile et agréable.
Et il y a aussi un côté très concret, très pragmatique :
- moins d’allers-retours en voiture
- moins d’essence dépensée
- moins de logistique à gérer
Avant, c’était souvent :
deux parents, deux trajets (l’un dépose, l’autre récupère)
Aujourd’hui, c’est plutôt :
une seule sortie, un peu de mouvement au passage, et une charge mentale allégée
👉 Ce n’est pas une méthode miracle, juste un ajustement intelligent, parmi d’autres, qui rend la journée de maman freelance plus fluide… sans en faire tout un sujet.
La maison tourne grâce aux routines invisibles
Pourquoi la charge mentale est « presque sous contrôle »
Dans une journée de maman freelance, la maison ne tient pas debout grâce à une motivation exceptionnelle ou à une envie soudaine de ranger à 21h.
Elle tient parce que tout fonctionne sur des routines invisibles, celles auxquelles on ne pense presque plus… justement parce qu’elles sont prévues.
Ici, la maison n’est pas organisée « quand j’y pense », mais par fréquence.
Une organisation par rythme (et non par humeur)
Chaque type de tâche a son moment, ce qui évite le fameux :
« Il faudrait qu’on s’en occupe un jour… »
Exemple
- Annuel : rendez-vous pour tailler l’arbre, sortir puis ranger le sapin, acheter une galette des rois,
- Semestriel : trier les médicaments, dégivrer le congélateur et le freezer,
- Trimestriel : organiser le cagibi (en haut ou en bas, mais jamais les deux le même jour 😅),
- Mensuel : changer le filtre Brita, ranger les tiroirs du bureau,
- Hebdomadaire : courses (jeudi), meal plan & liste de courses (la veille), aspirateur et sols, changer les serviettes…
Résultat : rien ne s’accumule, et surtout, rien ne reste en suspens dans un coin de la tête.
👉 Ce qui fait vraiment la différence
- Tout est noté.
Et une tâche notée, c’est une tâche qui ne tourne plus en boucle dans le cerveau. - Ce n’est pas rigide, c’est prévisible.
Vous savez que ça reviendra, vous savez quand, et vous savez que vous n’avez pas besoin d’y penser avant.
Dans une journée de maman freelance, cette organisation par fréquence permet une chose essentielle : alléger la charge mentale sans passer ses journées à ranger ou à nettoyer.
La maison tourne. Pas parce que vous y pensez tout le temps, mais justement… parce que vous n’y pensez presque plus.
Le temps en famille sans idéalisation
Les devoirs de Fiston sont corrigés chaque jour, puisque nous faisons de l’homeschooling.
Pas de « on verra plus tard », pas d’accumulation sur trois jours : un petit temps quotidien, intégré à la routine, qui évite les tensions et les retards.
Le week-end, je prépare son emploi du temps pour la semaine suivante.
En semaine, on n’improvise pas, on suit. Et ça enlève énormément de charge mentale, pour lui comme pour moi.
Côté logistique familiale, par exemple :
- les photos sont transférées toutes les semaines, directement sur Amazon Photos,
- les vêtements sont triés avant l’été et l’hiver,
- les grosses sorties sont anticipées (en général 2 fois par mois)…
Rien d’extraordinaire, mais tout est pensé en amont, ce qui évite de gérer ces sujets dans l’urgence ou la fatigue.
Dans une journée de maman freelance, le temps famille n’est pas parfait.
Mais il est fluide.
Et honnêtement, entre la perfection et la fluidité… la fluidité gagne presque tous les jours.
Et le dîner c’est toujours ensemble, à table avec une série. Non on ne regarde pas « la TV » mais oui on regarde des séries sur Netflix. En anglais. Du coup ce n’est pas juste divertissant (ou pire abrutissant), c’est l’occasion pour toute la famille d’entendre l’anglais, tous les jours.
Le soir : ralentir sans productivité forcée
Le temps pour moi (sans pression)
Dans une journée de maman freelance, le soir n’est pas un nouveau créneau pour « optimiser encore un peu plus ».
C’est au contraire le moment où on lève le pied, sans se demander si ce temps est bien utilisé.
Mes pas de la journée sont en général déjà fait (sauf en été ou je fais souvent marcher vers 22h), ils ne traînent pas dans un coin de la to-do list.
Il peut y avoir une leçon sur Brilliant, histoire de nourrir le cerveau autrement que par des obligations.
Chaque soir, je prends aussi quelques minutes pour le mon journal de gratitude : pas pour devenir une version zen de moi-même, mais pour poser la journée et réfléchir uniquement aux choses positives (bon repas, soleil, fou rire avec Fiston, échange complice avec mon mari, etc).
Et puis, très souvent la journée se conclue par jeux vidéo, séries, YouTube.
Rien de productif. Et c’est volontaire.
Ce temps-là n’est pas « mérité » parce que vous auriez été sage ou efficace toute la journée.
Il est nécessaire.
Dans une journée de maman freelance, ralentir le soir, c’est ce qui permet de recommencer le lendemain sans être vidée.
Se reposer n’est pas une récompense. C’est une condition pour tenir dans la durée.
La vérité que personne ne montre
Quand la to-do list est trop longue
Dans une journée de maman freelance, il y a un grand classique dont on parle peu : la to-do list beaucoup trop optimiste.
Même si elle a été pensée la veille, et avec soin, il y a parfois des tâches que j’aimerais faire mais qui finalement… peuvent être repoussées.
Sur le papier, tout rentre. Dans la vraie vie… un peu moins.
Certaines journées commencent avec 20 tâches prévues.
La réalité, c’est plutôt 10 à 15 tâches réellement faites.
Et non, ce n’est ni un échec, ni un manque d’organisation, ni un problème de motivation.
👉 C’est juste la vraie vie.
Les imprévus existent, la fatigue aussi, et certaines tâches prennent plus de temps que prévu (évidemment, toujours celles qu’on n’aimait pas trop 😅).
Même quand tout n’est pas coché :
- vous avancez quand même,
- le travail progresse,
- la maison tient,
- la famille tourne.
Dans une journée de maman freelance, la perfection n’est pas le but.
Le vrai objectif, c’est la continuité : avancer un peu chaque jour, sans s’épuiser, sans se juger, et sans attendre la journée idéale… parce qu’elle n’existe pas.
Cette journée de maman freelance n’a rien d’idéalisé.
Tout n’est pas figé, tout ne se déroule pas toujours comme prévu… et c’est justement pour ça que ça fonctionne.
Les imprévus sont finalement assez rares, non pas parce que tout est sous contrôle au millimètre près, mais parce que l’essentiel est anticipé. Les bases sont là, les routines aussi, et le reste s’adapte.
L’idée ici n’est surtout pas que vous copiez cet emploi du temps.
C’est le mien.
Je travaille de la maison, je fais du homeschooling, j’ai mes contraintes, mes choix et mes priorités.
Le vôtre sera forcément différent. Et c’est très bien comme ça.
👉 Ce que je vous encourage à faire, c’est plutôt :
- observer votre propre journée,
- repérer ce qui revient souvent,
- commencer par une seule routine, simple, réaliste, tenable.
Parce qu’une journée de maman freelance qui tient, ce n’est pas une journée parfaite.
C’est une journée qui vous ressemble, qui vous fatigue moins, et qui vous permet de recommencer demain sans soupirer.
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