Pourquoi S’organiser chez soi a été en pause si longtemps ? Ironique pour un blog sur l’organisation du temps de disparaître comme ça, pour plusieurs années non ? Que m’est-il arrivée ? Est-ce que la charge mentale du freelance aurait eu raison de moi ?
Et bien pas tout à fait. J’ai ouvert ce blog car j’adore tout ce qui touche à l’organisation, au désencombrement, à la gestion du temps.
Mais comme souvent, quand on transforme une passion en projet (même petit), il y a tout un tas de contraintes qui débarquent sans prévenir.
Tenir un blog je sais ce que c’est, j’en ai déjà tenu plusieurs au fil des années, et je savais donc qu’il fallait la newsletter, les réseaux sociaux, les commentaires, le SEO et il fallait être active partout pour que ça marche.
Petit à petit, j’ai perdu le plaisir… et un jour, j’ai fini par tout mettre en pause.
Pourquoi revenir maintenant ? Car j’aime toujours l’organisation, cela ne m’a pas quitté.
Mais cette fois, je reviens avec plus de clarté et plus de sérénité.
Je sais pour qui j’écris : pour tous ceux qui jonglent entre enfants, clients, repas, agenda, to-do… et qui veulent enfin reprendre un peu le contrôle.
Parents, freelances, débordés : ce blog est de retour, et il est pour vous.
Des chiffres, des objectifs, bref la charge mentale du freelance, mais pourquoi faire ?
Quand j’ai lancé sorganiserchezsoi.com j’avais déjà à mon actif 3-4 blogs donc je savais exactement dans quoi je m’engageais, aussi bien côté technique que communautaire.
Je savais qu’il fallait des objectifs clairs (SMART comme on dit) donc je me fixais tant de visiteurs à atteindre, tant d’abonnés à convaincre, tant de backlinks à créer…
Mais à force de me fixer des objectifs à la chaîne, je perdais de vue l’essentiel : ce blog, à la base, c’était pour parler d’organisation. Pour partager une passion, pas pour courir après des chiffres.
Et plus je mettais des chiffres partout, plus j’avais l’impression d’être en mission permanente : newsletter à alimenter, posts à programmer, visibilité à maintenir, collaborations à chercher… Jusqu’à ne plus avoir envie d’écrire, tout simplement.
Je voulais être partout, faire tout, et que tout soit nickel… mais je ne m’étais jamais demandé ce que je voulais vraiment construire.
Et si la vraie organisation commençait… quand on arrête de vouloir tout contrôler ?
J’ai arrêté. D’écrire, de publier. J’ai fermé cette porte, sans bruit, et je ne partageais plus cette facette de ma vie en ligne.
Mais en coulisses, rien ne s’était arrêté.
J’ai continué à tester, ajuster, expérimenter. J’ai relevé de nouveaux défis (comme le homeschooling de mon fils depuis le confinement, qui continue encore aujourd’hui).
J’ai créé des routines, des listes, des habitudes… et j’en ai laissé tomber d’autres.
J’ai grandi. Mon fils aussi. Mon activité a changé de forme plus d’une fois.
Des besoins sont apparus, d’autres ont disparu. J’ai appris à m’adapter et à me réinventer.
Aujourd’hui, j’ai une valise pleine d’outils (anciens et nouveaux) qui fonctionnent pour moi et ma famille.
Et j’ai envie, à nouveau, de les partager. Pour aider d’autres parents, d’autres personnes supportant la charge mentale du freelance, à s’en sortir dans le chaos du quotidien.
Comment ne plus tenter le burnout en voulant tout faire parfaitement ?
Moins de pression. Je SAIS ce qu’il faut faire pour « réussir ». Je sais aussi, maintenant, que vouloir tout faire en même temps… ne mène nulle part.
Cette fois, je vais y aller différemment. Oui, je vais me fixer des objectifs : sinon à quoi bon vouloir s’organiser, hein ?
Mais je vais les aborder pas à pas, avec une programmation réaliste à la semaine et au mois.
Une organisation qui prend en compte ma vie perso, mes autres activités (comme la création de sites WordPress), et surtout… ma bulle à moi. Celle qui me permet de respirer.
Un objectif à la fois.
Avec les outils que j’ai testés, affinés, parfois abandonnés… mais qui m’ont appris ce dont j’ai besoin vraiment pour avancer.
Et puis, même si c’est encore un work in progress, j’apprends à lâcher prise.
L’organisation, c’est génial pour anticiper chaque détail. Mais son effet pervers ? C’est qu’on finit par vouloir contrôler chaque détail.
Alors aujourd’hui, je choisis d’adopter un mantra que j’ai mis trop de temps à appliquer :
Fait est mieux que parfait.
Parce que parfait = souvent jamais fait.
Et puis, il y a une autre chose que j’ai comprise : il faut accepter d’aller moins vite.
On vit dans une époque où tout va à toute vitesse. On veut tout, tout de suite. Résultats, likes, abonnés, revenus.
Mais si ça ne vient pas en quelques semaines, pire, en quelques mois, on se décourage. On croit qu’on tourne en rond. Qu’on perd notre temps.
Mais comme le dit le bon vieux proverbe :
Rome ne s’est pas construite en un jour.
Un blog, une audience, une communauté… non plus.
Aujourd’hui, je choisis de laisser le temps à ma passion de grandir en ligne. Pas pour exploser. Pas pour plaire à tout le monde. Mais pour tenir. Et, surtout, pour ne pas tout laisser tomber encore une fois.





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