Comment créer un mode survie pour les journées chargées ?

lundi 20 juillet 2026 | Gain de Temps & Efficacité | 0 commentaires

⏱️ Temps de lecture : 28 mins

Certaines journées commencent déjà avec un retard.

Le réveil a sonné trois fois, votre enfant a décidé que ce matin était parfait pour tester votre patience, vous avez un client qui attend une réponse urgente et votre niveau d’énergie est à 13 %…

Bref, il y a des jours où tout semble partir en cacahuète.

Dans ces moments-là, essayer de suivre votre routine habituelle à la lettre devient souvent mission impossible. Et ce n’est pas en ajoutant une liste de 25 choses à faire que vous allez retrouver votre sérénité.

Pourtant, abandonner complètement toutes vos habitudes n’est pas forcément une meilleure solution. En quelques jours seulement, les tâches de la maison peuvent commencer à s’accumuler, les besoins professionnelles peuvent prendre du retard et votre charge mentale, grimper en flèche.

C’est justement dans ces périodes qu’une routine quand on est débordée peut devenir un véritable filet de sécurité.

L’idée n’est pas de maintenir votre organisation parfaite (elle n’existe pas 😉), mais de créer une version allégée de vos routines, une routine de crise qui vous permet de garder le cap sans vous épuiser.

L’objectif ? Faire suffisamment pour que votre quotidien continue de fonctionner, même quand vous traversez une période compliquée.

Pourquoi les routines classiques échouent pendant les périodes chargées ?

La plupart des routines que nous mettons en place sont pensées pour nos journées « idéales ».

Vous savez, ces journées où :

  • vous avez bien dormi ;
  • vous commencez votre journée motivée ;
  • votre planning n’a pas explosé avant 9 heures du matin ;
  • vous avez suffisamment d’énergie pour avancer sur ce qui était prévu.

Sur le papier, tout semble possible.

Mais dans la vraie vie, vos journées ne ressemblent pas toujours à ce scénario. Il suffit d’un imprévu, d’une mauvaise nuit ou d’une semaine particulièrement intense pour que votre belle organisation commence à montrer ses limites.

Et c’est normal.

Une routine efficace doit pouvoir vous accompagner aussi bien pendant les périodes calmes que pendant les périodes plus chaotiques.

Le piège du « tout ou rien »

Quand vous êtes débordée, il est très facile de tomber dans une logique de tout ou rien.

Par exemple :

  • Soit je fais tout le ménage prévu… soit je ne fais rien.
  • Soit je travaille six heures efficacement… soit ma journée est complètement ratée.
  • Soit je prépare des repas équilibrés toute la semaine… soit on finit avec des pâtes trois jours de suite.

Et franchement, les pâtes peuvent parfois être une excellente stratégie de survie. Elles cuisent toutes seules, elles plaisent aux enfants et elles sauvent plus d’une soirée compliquée. 😉

Le problème avec cette façon de penser, c’est qu’elle transforme chaque petite difficulté en échec.

Vous n’avez pas besoin d’une journée parfaite pour avancer. Vous avez surtout besoin de connaître les quelques actions qui permettent de maintenir votre quotidien à flot.

Car une maison où l’évier est vidé, un travail où les urgences sont traitées et une famille qui a mangé quelque chose de simple mais efficace… c’est déjà une journée réussie.

Une routine quand on est débordée ne sert donc pas à en faire plus. Elle sert à savoir quoi garder quand vous n’avez pas les ressources pour tout gérer.

La meilleure approche consiste à identifier ce qui est réellement indispensable et à créer votre propre mode survie pour les journées où votre énergie est limitée.

Qu’est-ce qu’une routine de crise ?

Une routine quand on est débordée n’a pas besoin d’être longue, compliquée ou parfaitement organisée pour être utile.

Au contraire, dans les périodes où tout s’accélère, elle doit être simple, réaliste et surtout facile à maintenir.

Une routine de crise, c’est une routine réduite au strict nécessaire.

Elle ne cherche pas à transformer votre journée en planning militaire avec des cases à cocher toutes les 15 minutes (vous avez déjà assez de choses à gérer comme ça !). Elle sert simplement à conserver quelques repères essentiels lorsque votre temps, votre énergie ou votre patience sont limités.

L’idée est de garder votre quotidien « en fonctionnement » jusqu’à ce qu’une période plus calme revienne.

Imaginez votre maison, votre activité freelance et votre organisation comme une voiture. Pendant les semaines normales, vous faites les révisions, vous nettoyez l’intérieur et vous vérifiez que tout fonctionne parfaitement.

Mais pendant une période intense, votre priorité n’est pas de faire briller la carrosserie. Votre priorité est simplement d’avoir assez de carburant pour continuer à avancer.

Votre mode survie fonctionne exactement de la même manière.

Il vous aide à conserver les quelques actions qui évitent que tout s’accumule :

  • garder un espace de vie suffisamment agréable ;
  • ne pas perdre complètement le fil de votre activité ;
  • préserver votre énergie ;
  • éviter que les petites tâches deviennent une montagne impossible à gravir.

Une routine de crise n’est pas une routine de paresse

Il est important de le rappeler : choisir une version simplifiée de vos routines ne signifie pas que vous baissez les bras.

Bien au contraire.

Créer une routine quand on est débordée, c’est faire preuve de réalisme. C’est reconnaître que votre énergie n’est pas infinie et que certaines périodes demandent simplement d’adapter vos attentes.

Une maman freelance qui travaille avec un enfant malade à la maison, une semaine remplie de rendez-vous ou une grosse période professionnelle ne fonctionne pas avec les mêmes ressources que lors d’une journée tranquille.

Et c’est parfaitement normal.

Une routine de crise est une stratégie d’adaptation, pas un abandon.

Elle vous permet de vous dire :

« Aujourd’hui, je ne vais peut-être pas tout faire… mais je sais exactement ce qui compte. »

C’est souvent beaucoup plus efficace que de passer la journée à culpabiliser devant une liste interminable de tâches jamais terminées.

Le mode survie : votre filet de sécurité pour les journées compliquées

Le but d’une routine quand on est débordée n’est donc pas de vous demander davantage d’efforts.

C’est l’inverse.

Elle doit vous simplifier la vie quand vous en avez le plus besoin.

Quelques minutes pour remettre la cuisine en ordre, une seule priorité professionnelle au lieu de dix, une soirée un peu plus simple… ces petites actions peuvent sembler insignifiantes, mais elles permettent de garder un minimum de stabilité.

Et surtout, elles vous évitent le fameux effet boule de neige :

Une tâche repoussée devient trois tâches.
Trois tâches deviennent une montagne.
Et la montagne finit par prendre toute la place dans votre tête… avant de débouler sur vous au bout d’une semaine.

Avec une routine de crise préparée à l’avance, vous n’avez plus besoin de réfléchir pendant les journées difficiles. Vous savez déjà quelles sont les actions essentielles à maintenir.

Vous ne cherchez pas à faire plus. Vous cherchez à vous soutenir quand la vie vous demande déjà beaucoup.

Étape 1 : Identifier les actions qui ont le plus d’impact

La première étape pour créer une routine quand on est débordée consiste à faire un petit tri dans vos tâches.

Pas un grand tri façon « je refais toute mon organisation, je crée 14 catégories et je télécharge trois nouvelles applications » (on vous voit venir 😄).

L’idée est beaucoup plus simple : identifier ce qui a réellement un impact sur votre quotidien.

Toutes les tâches ne se valent pas. Certaines doivent absolument être faites aujourd’hui, tandis que d’autres peuvent attendre quelques jours sans que votre maison, votre activité ou votre vie de famille ne s’effondrent.

Pour construire votre mode survie, commencez donc par regarder vos différentes sphères de vie et posez-vous cette question :

« Si je ne fais que quelques choses aujourd’hui, lesquelles vont vraiment m’aider à garder le cap ? »

Voici quelques exemples concrets (tous ces exemples sont tirés de ma propre todolist).

Les tâches à heures fixes : celles qui ne se négocient pas

Certaines tâches sont prioritaires simplement parce qu’elles ont une heure précise.

Elles sont souvent impossibles à déplacer sans conséquence.

Dans cette catégorie, on retrouve :

  • Tous les déplacements et rendez-vous : emmener Fiston au Karaté ou conduire mon mari au travail (parce que j’ai besoin de la voiture ce jour là), faire les courses, aller à un rendez-vous chez le médecin…
  • Les horaires de repas : parce qu’à un moment donné, il faut bien mettre quelque chose sur la table (même si ce quelque chose est parfois un repas « créatif » avec les restes du frigo 😆).
  • Les rendez-vous professionnels : comme un call client ou une réunion prévue.

(Sauf sortie loisir ou tâches facilement repoussables, tout est important dans cette catégorie !)

Quand vous construisez une routine quand on est débordée, ces contraintes doivent être votre point de départ. Elles structurent déjà votre journée et vous permettent de voir ce qu’il vous reste réellement comme temps disponible.

La maison : garder un environnement vivable, pas parfait

Pendant une période chargée, votre maison n’a pas besoin de ressembler à une maison Pinterest.

Elle a surtout besoin de rester fonctionnelle.

Dans votre routine de crise, concentrez-vous sur les petites actions qui évitent les problèmes plus importants.

À garder :

  • Lancer le lave-vaisselle (parce qu’une montagne de vaisselle sale au réveil, ce n’est jamais très motivant).
  • Sortir les poubelles (je vous fais pas un dessin 😆).
  • Fermer les volets (pendant la canicule : hyper important !).
  • Étendre la lessive (pour ne pas qu’elle pourrisse dans la machine 🤢).
  • Arroser les plantes (on essaie de ne pas les faire crever au bout de deux semaines 😆).

À repousser :

  • Faire des madeleines (on prendra autre chose pour le goûter).
  • Ranger le bureau (on ne va pas en mourir si le bureau est en bazar 48h de plus).
  • Trier les médicaments (ça peut attendre).

Le principe est simple : vous entretenez ce qui a un impact direct sur votre confort ou votre santé, et vous mettez le reste en pause temporairement.

Le travail : protéger ce qui est vraiment urgent

Quand on est freelance, il est facile d’avoir l’impression que tout est prioritaire.

Entre les clients, les emails, les idées de nouveaux projets et les tâches administratives, votre liste peut rapidement devenir longue comme le bras.

Mais pendant une période compliquée, votre mode survie professionnel consiste surtout à protéger ce qui a une conséquence directe.

À garder :

  • Avancer sur le projet client B à livrer dans deux jours.
  • Écrire l’article prévu pour le lendemain (oui, là ça urge 😅).
  • Envoyer la dernière facture au client K (parce qu’on a envie de se faire payer dans un délai raisonnable).

À repousser :

  • Vider toute sa boîte mail.
  • Poster sur LinkedIn.
  • Créer un nouveau service.
  • Trier tous ses papiers par ordre antéchronologique et alphabétique.

(La dernière tâche est un excellent exemple de tâche qui peut être très utile… mais probablement pas un mardi à 17h quand tout le monde a besoin de vous. 😉)

La famille et les enfants : préserver le lien

Dans les journées chargées, on peut vite tomber dans le mode « gestionnaire de planning ».

On enchaîne les trajets, les repas, les devoirs… et on oublie parfois que la famille n’est pas seulement une liste de choses à organiser.

Votre routine quand on est débordée doit aussi garder une petite place pour le lien.

À garder :

  • Aider aux devoirs si besoin.
  • Préparer les affaires du lendemain (ou leur rappeler de le faire, ce qui est parfois déjà une mission en soi 😄).
  • Un petit temps de jeu, câlin ou lecture, histoire de profiter malgré tout.

À repousser :

  • Aider à ranger leur chambre.
  • Avoir une grande discussion sur le choix de langue de Fiston au collège (ou ses spécialités au lycée).
  • Réaliser l’album photo de l’année passée (le TEMPS que ça prend de trier, choisir et éditer toutes ces photos !! Chez moi je dois bloquer DEUX jours 😮).

Ces moments importants ne disparaissent pas. Ils attendent simplement une période où vous aurez plus de disponibilité mentale.

Le bien-être : choisir vos propres fondations

Quand tout déborde, prendre soin de vous est souvent la première chose qui disparaît de la liste.

Pourtant, ce sont justement ces petites habitudes qui vous permettent de tenir sur la durée.

Personnellement, il y a un trio auquel je ne déroge pas, même les jours de chaos, maladie, rush ou canicule :

  • 6000 pas par jour.
  • 5 minutes de gratitude (quelques points positifs de ma journée sur une application).
  • Boire 6 à 8 verres d’eau minimum (1,5 à 2 L).

Mais attention : ce trio est le mien.

Votre routine de crise doit correspondre à vos propres priorités 💖

Pour certaines personnes, ce sera prendre une douche, lire 10 minutes, sortir prendre l’air ou simplement s’accorder un vrai repas assis.

L’objectif n’est pas de copier la routine de quelqu’un d’autre.

L’objectif est de trouver les quelques actions qui vous aident à rester vous-même, même quand votre journée part dans tous les sens.

Étape 2 : Réduire chaque routine à moins de 10 minutes

Une fois que vous avez identifié les actions qui comptent vraiment, il est temps de passer à l’étape suivante : simplifier vos routines pour qu’elles restent réalisables même pendant les journées compliquées.

Une routine quand on est débordée doit être suffisamment courte pour ne pas devenir une nouvelle source de pression.

Car soyons réalistes : si votre journée ressemble déjà à une course contre la montre, une routine de 45 minutes avec 12 étapes risque surtout de finir dans la catégorie « trucs que je ferai quand j’aurai le temps »… donc probablement jamais pendant cette période. 😉

Le principe du mode survie est simple :

Votre routine de crise doit pouvoir être réalisée en moins de 10 minutes.

Cela peut sembler peu. Pourtant, quelques minutes bien choisies peuvent suffire à créer un effet très positif sur votre journée.

L’idée n’est pas de tout faire. L’idée est de conserver les petits gestes qui vous donnent une sensation de contrôle et qui évitent que le chaos s’installe complètement.

Exemple : alléger sa routine du matin

Imaginons une routine du matin classique.

Sur une bonne journée, vous pourriez avoir envie de :

  • faire votre lit ;
  • faire du sport ;
  • prendre une douche ;
  • préparer votre café tranquillement ;
  • vider le lave-vaisselle ;
  • préparer le petit-déjeuner ;
  • ranger rapidement la cuisine ;
  • lancer une lessive ;
  • planifier votre journée.

Cette routine peut être très agréable quand vous avez du temps et de l’énergie.

Mais pendant une semaine compliquée, elle peut rapidement ressembler à une montagne à gravir avant même d’avoir commencé à travailler.

Votre cerveau regarde la liste et se dit : « Très bien… on reviendra quand la journée fera 36 heures. » 😅

Dans une routine de crise, on garde uniquement l’essentiel.

La version allégée pourrait devenir :

  • ouvrir les volets pour démarrer la journée et profiter de la lumière naturelle ;
  • prendre une douche pour vous sentir réveillée et prête à avancer ;
  • boire un verre d’eau pour prendre soin de votre corps dès le matin ;
  • regarder vos 3 priorités du jour pour savoir où mettre votre énergie.

Et c’est tout.

Pas de culpabilité si le lit n’est pas fait.
Pas de drame si le lave-vaisselle attend encore un peu.
Pas besoin de transformer votre matinée en opération militaire avant votre premier café. ☕

Cette version prend quelques minutes seulement, mais elle vous permet déjà de démarrer votre journée avec des repères.

Une petite routine vaut mieux qu’une grande routine abandonnée

C’est souvent là que se trouve la différence entre une organisation qui fonctionne et une organisation trop ambitieuse.

Une routine parfaite que vous ne pouvez pas tenir quand la vie devient compliquée ne vous aide pas beaucoup.

À l’inverse, une routine quand on est débordée, même très courte, peut devenir un véritable point d’ancrage.

Elle vous rappelle :

  • ce qui compte vraiment ;
  • par quoi commencer ;
  • quelles petites actions vous permettent de garder le cap.

Pensez-y comme à un bouton « redémarrage rapide » pour vos journées difficiles.

Vous n’avez pas besoin de remettre toute votre vie en ordre en 10 minutes. Vous avez simplement besoin de quelques gestes qui vous aident à reprendre la main.

Votre routine de crise doit être assez simple pour fonctionner même les jours où votre énergie est au plus bas.

Si elle demande trop de temps, trop d’énergie ou trop de motivation, elle n’est probablement pas adaptée aux journées chargées.

Étape 3 : Prévoir plusieurs niveaux de routine

L’une des meilleures façons de rendre votre routine quand on est débordée vraiment efficace est d’arrêter de penser en mode « tout ou rien ».

Parce que soyons réalistes : toutes vos journées ne se ressemblent pas.

Il y a les journées où vous avez du temps, de l’énergie et où vous avancez sur vos projets avec l’impression d’être une machine parfaitement huilée.

Et puis il y a les autres…

Celles où vous cherchez vos clés pendant 10 minutes, où votre enfant vous appelle au moment précis où vous ouvrez votre ordinateur et où votre liste de tâches semble se multiplier toute seule pendant que vous avez le dos tourné. 😅

Dans ces moments-là, avoir plusieurs niveaux de routine permet de vous adapter à votre énergie et à votre disponibilité.

Au lieu de vous demander :

« Comment est-ce que je vais réussir à tout faire aujourd’hui ? »

Vous pouvez simplement vous demander :

« De quel niveau de routine ai-je besoin aujourd’hui ? »

Niveau 1 : La journée normale

C’est votre routine habituelle.

Vous avez suffisamment de temps et d’énergie pour faire plus que l’essentiel.

C’est le moment idéal pour :

  • avancer sur vos projets importants ;
  • faire vos tâches d’entretien ;
  • anticiper les prochains jours (super important pour mieux survivre aux journées chaotiques !) ;
  • prendre soin de vous.

Dans ce niveau, vous pouvez même prévoir des moments de planification.

Par exemple :

  • dans l’administratif : classer vos documents, gérer vos papiers, préparer vos échéances ;
  • dans le travail : organiser vos prochains contenus, réfléchir à vos projets, améliorer vos méthodes ;
  • dans la maison : ranger une pièce, faire du tri ou avancer sur une tâche de fond.

Bref, c’est la version où vous ne faites pas seulement tourner la machine : vous l’améliorez.

Niveau 2 : La journée chargée

Ici, votre agenda commence à être bien rempli.

Vous avez peut-être plusieurs rendez-vous, une grosse charge professionnelle ou simplement une journée où votre énergie est plus limitée.

Votre routine quand on est débordée passe alors en version allégée.

L’objectif n’est plus de tout avancer.

Vous vous concentrez sur :

  • l’urgent : ce qui ne peut vraiment pas attendre ;
  • l’important : ce qui vous permet de continuer à avancer.

Vous gardez quelques actions clés, mais vous acceptez de reporter le reste.

Par exemple :

  • préparer un repas simple plutôt que de cuisiner une grande recette ;
  • répondre aux messages clients prioritaires plutôt que vider toute votre boîte mail ;
  • ranger uniquement les espaces qui ont besoin de l’être.

C’est une journée où vous entretenez votre organisation sans chercher à faire progresser tous vos projets en même temps.

Niveau 3 : Le mode survie

Et puis il y a les journées où tout semble arriver en même temps.

Maladie, fatigue intense, urgence professionnelle, imprévus familiaux…

Dans ces moments-là, votre routine de crise prend le relais.

Ici, vous revenez à l’essentiel.

Vous ne cherchez plus à avancer partout.

Vous cherchez simplement à éviter que la situation devienne encore plus compliquée.

Le mode survie peut parfois vouloir dire :

  • gérer uniquement les urgences professionnelles ;
  • sortir une pizza du congélo ou faire des pâtes, le fast food reste aussi une option ;
  • garder un minimum d’hygiène et de repos ;
  • faire seulement les tâches qui évitent un problème immédiat.

Et c’est largement suffisant.

Une journée en mode survie n’est pas une journée ratée. C’est une journée où vous avez adapté vos attentes à la réalité du moment.

Exemple de vos trois niveaux de routine

Voici un exemple pour visualiser la différence :

Domaine Journée normale Journée chargée Mode survie
Maison Ménage quotidien, rangement, petites tâches d’entretien Cuisine + évier + l’essentiel Rien sauf les urgences (comme les poubelles 😄)
Travail Toutes les tâches prévues + avancement sur les projets Priorité du jour Urgences uniquement
Bien-être Sport, loisirs, sorties, moments pour vous Un peu de sport ou une activité qui vous fait du bien Douche, boire de l’eau, récupérer

L’avantage de cette approche est simple : vous arrêtez de vous sentir en échec dès qu’une journée ne ressemble pas à votre planning idéal.

Votre organisation devient plus souple.

Elle s’adapte à votre vie au lieu de vous demander de rentrer dans une case.

Et c’est exactement ce qu’une bonne routine quand on est débordée doit faire : vous soutenir, même quand tout ne se passe pas comme prévu.

Étape 4 : Écrire vos routines avant d’en avoir besoin

Il y a une étape que beaucoup de personnes oublient lorsqu’elles mettent en place une routine quand on est débordée : la préparer avant d’être débordée.

Cela peut sembler évident… mais c’est justement dans les moments où vous en avez le plus besoin que votre cerveau fonctionne le moins bien.

Quand vous êtes épuisée, stressée ou que vous avez mille choses en tête :

  • vous réfléchissez moins clairement ;
  • vous oubliez plus facilement ce que vous aviez prévu ;
  • vous passez votre temps à vous demander par quoi commencer ;
  • vous pouvez rapidement culpabiliser en voyant tout ce qui n’est pas fait.

Votre cerveau est déjà occupé à gérer l’urgence. Ce n’est pas vraiment le moment idéal pour lui demander de créer un nouveau plan d’organisation digne d’un chef de projet. 😉

C’est pour cela qu’une routine de crise préparée à l’avance est aussi utile.

Elle devient une sorte de mode d’emploi pour les journées compliquées.

Préparer vos routines pendant les périodes calmes

Le meilleur moment pour réfléchir à votre mode survie, ce n’est pas lorsque vous êtes déjà au bord de la saturation.

C’est quand vous avez encore un peu de recul.

Par exemple :

  • avant une période de vacances chargée ;
  • avant les fêtes de fin d’année ;
  • avant une grosse période professionnelle ;
  • avant les moments où vous savez que votre planning risque d’exploser.

Pendant une canicule, par exemple, la fatigue peut rapidement s’accumuler. On dort moins bien, on manque d’énergie et même les petites décisions deviennent pénibles.

Même chose pendant les préparatifs des fêtes : entre les cadeaux, les repas, les déplacements, les obligations familiales et le travail qui continue… votre cerveau peut rapidement afficher « mémoire saturée ». 😅

Dans ces périodes-là, avoir une liste déjà prête vous évite de devoir tout réinventer.

Vous n’avez plus besoin de réfléchir. Vous avez simplement besoin de suivre vos propres indications.

Exemples de routines de crise prêtes à utiliser

Voici quelques exemples simples que vous pouvez adapter à votre quotidien.

Routine travail (10 minutes)

Quand vous commencez votre journée de travail en mode chargé :

  • Vérifier les urgences : y a-t-il un client qui attend une réponse importante ? Une échéance proche ?
  • Lancer la tâche principale : choisir une seule priorité et commencer, même pendant quelques minutes.

L’idée n’est pas de vider toute votre liste de tâches. C’est de faire avancer ce qui compte le plus.

Routine maison (10 minutes)

Pour éviter que votre maison ne devienne un deuxième sujet de stress :

  • Vider la poubelle (parce qu’une poubelle qui déborde a un talent particulier pour attirer votre attention 😆).
  • Sortir un plat du congélateur pour cette journée compliquée.

Ce petit geste anticipé peut vous sauver une soirée où vous n’avez ni l’énergie ni l’envie de réfléchir au dîner.

Routine du soir (10 minutes)

Une petite routine du soir peut également vous aider à démarrer le lendemain plus sereinement :

  • Préparer les vêtements.
  • Programmer le réveil.
  • Lister rapidement les 3 priorités de demain.

Pas besoin de préparer une journée parfaite dans les moindres détails.

Quelques minutes suffisent pour offrir un peu d’espace mental à votre « vous » du lendemain matin.

💡 Astuce : Affichez votre routine de crise sur le réfrigérateur ou près de votre bureau pour ne pas avoir à y réfléchir les jours difficiles.

Quand votre énergie est au plus bas, la meilleure organisation est souvent celle qui est déjà prête.

Créer une routine quand on est débordée, ce n’est donc pas seulement choisir les bonnes actions.

C’est aussi préparer votre futur vous à traverser les périodes compliquées avec un peu plus de sérénité.

Parce que les journées chaotiques arriveront forcément.

Mais avec quelques repères déjà définis, elles n’auront pas besoin de transformer toute votre organisation en champ de bataille. 😉

Les erreurs à éviter avec une routine de crise

Créer une routine quand on est débordée peut vraiment vous aider à traverser les périodes compliquées plus sereinement.

Mais il existe aussi quelques pièges dans lesquels il est facile de tomber.

Parce que même avec les meilleures intentions du monde, notre cerveau adore parfois nous proposer des solutions qui semblent logiques sur le moment… mais qui nous compliquent finalement encore plus la vie. (Merci le cerveau, toujours plein d’idées quand on n’a absolument pas besoin d’une idée supplémentaire. 😄)

Voici les principales erreurs à éviter lorsque vous mettez en place votre mode survie.

Vouloir maintenir votre routine habituelle à tout prix

Votre routine habituelle fonctionne probablement très bien… quand votre quotidien est relativement stable.

Mais pendant une période chargée, elle peut devenir trop lourde à porter.

Si votre routine demande habituellement une heure chaque matin, avec rangement, sport, organisation de la journée, préparation des repas et mille petites choses en plus, il est possible qu’elle ne soit simplement plus adaptée au moment que vous traversez.

Et ce n’est pas un échec.

Une routine efficace doit s’adapter à votre réalité, pas vous demander de fonctionner comme si rien n’avait changé.

Votre routine de crise est justement là pour prendre le relais lorsque votre énergie ou votre temps diminuent.

Ajouter de nouvelles habitudes

C’est un piège assez fréquent.

Vous êtes débordée, vous cherchez une solution… et votre cerveau décide soudain que le moment idéal pour commencer une nouvelle méthode d’organisation, une nouvelle routine sportive ou de télécharger une nouvelle application de productivité.

Sur le papier, l’idée semble bonne.

Après tout, cette nouvelle habitude pourrait peut-être vous faire gagner du temps, non ?

Mais dans une période déjà chargée, ajouter quelque chose de nouveau demande aussi :

  • du temps pour apprendre ;
  • de l’énergie pour s’y tenir ;
  • de l’espace mental pour y penser.

Et justement, ce sont souvent les ressources qui manquent le plus.

Pendant une période de chaos, votre priorité est plutôt de simplifier ce qui existe déjà.

Votre routine de maman débordée n’a pas besoin d’être plus sophistiquée. Elle a besoin d’être plus légère.

Vous pourrez toujours ajouter de nouvelles habitudes quand vous aurez retrouvé un peu plus de marge.

Se comparer aux autres

Cette erreur est particulièrement facile à faire aujourd’hui.

Vous ouvrez Instagram ou Pinterest et vous voyez :

  • une maison parfaitement rangée ;
  • une personne qui commence sa journée à 5h avec du sport et un journal de gratitude ;
  • une maman qui semble gérer son travail, ses enfants et sa maison avec une facilité déconcertante.

Pendant ce temps, vous essayez simplement de retrouver le panier de linge propre sous une pile de vêtements. 😅

Le décalage peut vite donner l’impression que vous n’en faites pas assez.

Mais les réseaux sociaux montrent rarement les journées compliquées, les imprévus, la fatigue ou les moments où tout ne se passe pas comme prévu.

Votre routine de crise doit être construite pour votre vraie vie, pas pour la journée idéale de quelqu’un d’autre.

Attendre que tout redevienne parfait pour reprendre en main votre organisation

Après une période difficile, on peut facilement se dire :

« Quand j’aurai plus de temps, je rangerai tout. »
« Quand cette grosse semaine sera terminée, je reprendrai mes bonnes habitudes. »
« Quand tout sera calme, je ferai un grand reset. »

Le problème, c’est que les périodes parfaitement calmes sont parfois plus rares qu’on aimerait le croire. 😉

Et pendant ce temps, les petites choses continuent de s’accumuler.

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir une journée entière devant vous pour retrouver un peu de contrôle.

Quelques petites actions régulières valent souvent mieux qu’une grande remise à zéro repoussée indéfiniment.

Vider l’évier.
Préparer les affaires du lendemain.
Choisir vos trois priorités.
Ranger pendant cinq minutes.

Ce ne sont peut-être pas des actions spectaculaires, mais elles permettent de reconstruire progressivement une organisation qui vous soutient.

Une routine quand on est débordée n’est pas une façon de faire moins bien.

C’est une façon intelligente de continuer à avancer, même lorsque la période n’est pas idéale.

Votre routine de crise est là pour vous soutenir, pas pour vous contraindre !

Les routines ne sont pas là pour vous enfermer dans un emploi du temps rigide où chaque minute doit être optimisée.

Elles sont là pour vous soutenir.

Surtout pendant ces périodes où les journées deviennent compliquées, où votre liste de tâches semble pousser plus vite qu’une plante bien arrosée et où vous avez parfois l’impression de courir après le temps du matin au soir. 😅

Créer une routine quand on est débordée, ce n’est pas chercher à maintenir votre organisation parfaite en permanence.

C’est accepter que certaines périodes demandent simplement de ralentir et de maintenir le cap plutôt que d’avancer à toute vitesse.

Une routine de crise vous aide à garder les quelques repères qui comptent :

  • une maison qui reste suffisamment fonctionnelle ;
  • une activité professionnelle qui continue d’avancer ;
  • une charge mentale qui ne déborde pas complètement ;
  • un peu d’attention pour vous-même.

Vous n’avez pas besoin de tout gérer comme lors de vos meilleures journées.

Quelques gestes essentiels peuvent suffire à éviter que tout s’accumule jusqu’à devenir écrasant.

Les périodes plus calmes reviendront.

En attendant, votre priorité n’est pas d’en faire toujours plus.

C’est de préserver votre énergie tout en gardant l’essentiel sous contrôle.

Parce qu’une bonne organisation n’est pas celle qui fonctionne uniquement quand tout va bien.

C’est celle qui continue à vous aider quand la vie devient imprévisible.

Si vous ne pouviez accomplir que trois tâches aujourd’hui, lesquelles auraient le plus d’impact sur votre quotidien ?

Prenez quelques minutes pour y réfléchir.

Ces trois tâches sont probablement de très bons points de départ pour construire votre propre routine quand on est débordée.

Pour aller plus loin

Si vous êtes maman freelance et que vous traversez régulièrement des périodes où tout semble arriver en même temps, le Kit Anti-Chaos des Mamans Freelances débordées contient justement des outils pour vous aider à garder le contrôle sans chercher la perfection.

Découvrez notamment :

📘 Le livret : Protocole « Semaine de Crise » : Votre feuille de route d’urgence

Une méthode pensée pour les moments où votre organisation habituelle ne suffit plus.

Parce qu’entre un enfant malade, un gros rush professionnel, de la fatigue accumulée ou des imprévus qui s’enchaînent, il arrive parfois que votre journée de travail soit réduite à quelques heures seulement.

Ce protocole vous aide à savoir :

  • quelles tâches garder en priorité ;
  • comment protéger vos deadlines et vos clients ;
  • comment avancer même quand vous avez beaucoup moins de temps et d’énergie que prévu.

Quand tout part de travers, vous n’avez pas besoin de repartir de zéro. Vous avez besoin d’un plan simple pour retrouver votre équilibre.

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Qui suis-je ?

Lucyna

J'ai 38 ans, mariée, j'ai un fils de 13 ans et je suis freelance à la maison depuis 2012. Avant je ne rangeais rien, le manque d'organisation ne me gênait pas et de toute façon... je n'avais pas le temps ! Puis mon fils est né et j'ai eu un déclic : je ne pouvais quand même pas le laisser gambader dans le désordre. J'ai commencé à ranger, organiser, trier, petit à petit. A chaque pas qu'il faisait vers son indépendance, je faisais moi aussi un petit pas vers plus d'organisation. Rejoignez-moi pour mieux organiser votre espace et votre temps !

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