Quand on jongle entre freelancing et maternité
Quand j’ai commencé à devenir maman freelance, j’avais cette image un peu naïve (et très séduisante) en tête : travailler depuis la maison, être disponible pour mon enfant, gérer mon activité « entre deux », et garder une maison à peu près rangée sans effort particulier.
Dans ma tête, tout semblait… fluide. Presque logique.
Un peu comme si les journées allaient naturellement s’emboîter.
Et puis la réalité est arrivée.
Devenir maman freelance, ce n’est pas juste « travailler chez soi avec un enfant ». C’est jongler en permanence avec plusieurs vies en une seule journée :
- une vie de maman (avec ses urgences imprévisibles),
- une vie de freelance (avec ses deadlines bien réelles),
- et une vie domestique qui continue de tourner sans pause.
Résultat ? Une sensation étrange : être partout… mais jamais vraiment totalement disponible nulle part.
Je pensais pouvoir tout gérer.
En réalité, je découvrais une chose que personne ne m’avait vraiment expliquée : la charge mentale ne disparaît pas parce qu’on est chez soi. Elle change juste de forme… et elle s’installe partout.
Et dans ce mélange, il y a des vérités qu’on n’ose pas trop dire à voix haute quand on est en train de devenir maman freelance :
- vous pouvez aimer profondément votre enfant ET avoir besoin de silence,
- vous pouvez adorer votre travail ET vous sentir épuisée dès 10h du matin,
- vous pouvez être organisée ET malgré tout avoir l’impression de courir après votre journée.
Tout ça peut coexister. En même temps. Sans que ça signifie que vous faites mal les choses.
Avec le recul, il y a plusieurs choses que j’aurais aimé apprendre plus tôt. Pas des « astuces miracles ». Juste des vérités simples… mais réelles, qui m’auraient évité pas mal de fatigue et de culpabilité.
Travailler à la maison ne veut pas dire « avoir du temps »
Au moment de devenir maman freelance, il y a une idée qui s’installe très vite (et qui est franchement très persuasive) : « je suis à la maison, donc j’ai du temps ».
Sur le papier, ça paraît logique.
Dans la vraie vie… c’est une autre histoire.
Parce que travailler depuis chez soi ne veut pas dire avoir des plages de temps libres. Ça veut souvent dire être disponible pour tout, tout le temps.
Tout le monde pense que vous êtes « là ».
Et en fait… vous l’êtes. Physiquement. Mais mentalement ? C’est beaucoup plus compliqué.
Vous-même, au début, vous vous dites que vous allez pouvoir :
- lancer une machine pendant que vous répondez à un client,
- faire un peu d’école avec votre enfant,
- préparer à manger « vite fait »,
- aller à la gym à 14h
- gérer un imprévu (parce qu’il y en a toujours un),
- et, entre deux, avancer sur votre travail.
Facile. Sur le papier.
Dans la réalité de maman freelance, ce scénario se transforme souvent en une journée en morceaux :
- un mail répondu à moitié,
- une tâche commencée mais interrompue,
- un repas préparé en mode grignotage,
- une concentration qui disparaît dès que vous essayez de la récupérer.
Et surtout… ce sentiment de ne jamais vraiment travailler à 100 %, ni vraiment être présente à 100 % et encore moins se reposer, ne serait-ce qu’à 60 %…
Le cerveau, lui, ne « switch » pas gratuitement.
Chaque interruption laisse une trace. Chaque reprise demande un effort. Et à la fin de la journée, vous avez l’impression d’avoir été occupée partout… sans avoir vraiment avancé quelque part.
Il y a même un moment qui revient souvent quand on est en train de devenir maman freelance : vous regardez votre journée et vous vous dites « mais… j’ai fait quoi exactement aujourd’hui ? »
Alors que la réponse est : beaucoup de choses. Juste pas en continu.
Avec le recul, ce n’était pas un manque d’organisation.
C’était surtout le fait d’essayer d’occuper chaque minute, comme si le vide entre deux tâches était interdit… alors qu’il était justement indispensable.
Les routines ne servent pas à devenir une machine
Quand on pense à devenir maman freelance, on peut avoir une petite résistance naturelle aux routines. L’impression que ça va nous enfermer, nous transformer en robot du quotidien, ou nous enlever toute spontanéité.
J’avais exactement cette vision-là : « si je mets des routines, je vais perdre ma liberté ».
Ironique quand on pense que je cherchais justement à gagner du temps et de la liberté 😄
En réalité, les routines ne servent pas à rigidifier la vie. Elles servent surtout à économiser de l’énergie mentale.
Parce que décider en permanence… fatigue beaucoup plus qu’on ne le pense.
Au début, quand on est en train de devenir maman freelance, on essaie souvent de tout gérer « au feeling » :
- « on verra ce qu’on mange ce soir«
- « je ferai le ménage quand j’aurai un moment »
- « je traiterai les papiers plus tard »
- « je bosse quand j’ai du temps »
Et ça peut fonctionner… jusqu’à un certain point.
Puis arrive ce moment où chaque journée commence par une suite de micro-décisions : Qu’est-ce que je fais en premier ? Et après ? Et ensuite ? Et maintenant quoi ?
Et là, on comprend quelque chose : ce n’est pas la charge des tâches qui épuise le plus, c’est la charge des décisions répétées.
C’est souvent à ce moment-là que les routines changent la donne.
Pas des routines compliquées. Pas des systèmes parfaits. Juste des choses simples comme :
- des repas récurrents (moins de « qu’est-ce qu’on mange ? » à répétition),
- des jours fixes pour certaines tâches,
- des checklists rapides pour ne rien oublier,
- des petites routines ménage qui tournent toutes seules,
- des tâches administratives regroupées au même moment.
Et petit à petit, c’est comme si le cerveau arrêtait de tout garder ouvert en permanence.
Mais attention : une routine ne doit jamais devenir une pression supplémentaire.
Quand on est en train de devenir maman freelance, il y a une règle à garder en tête :
- une routine n’a pas besoin d’être parfaite,
- elle peut être flexible,
- elle peut être adaptée aux périodes de vie,
- elle peut même être abandonnée temporairement sans drame.
Ce n’est pas un contrat rigide. C’est un outil.
Le désordre physique augmente vraiment la charge mentale
Quand on veut devenir maman freelance, on découvre vite un détail qu’on sous-estime complètement au départ : la maison n’est pas juste un décor. C’est aussi un espace de travail… et un espace mental.
Et le désordre visuel fatigue le cerveau beaucoup plus qu’on ne le croit.
Au début, ça paraît anodin. Un peu de linge ici, des papiers là, un jouet dans un coin, un mug oublié sur le bureau. Rien de dramatique, non ?
Sauf que quand vous travaillez depuis chez vous, tout se mélange :
- la maison,
- le travail,
- la vie de famille,
- les tâches en attente.
Et petit à petit, les objets « sans place » deviennent des micro-rappels permanents.
Même sans y penser consciemment, votre cerveau enregistre : « ça, il faudra le ranger », « ça, il faut le traiter », « ça, ce n’est pas fini ».
Quand on est en train de devenir maman freelance, ça crée :
- des micro-frictions partout (vous posez, vous déplacez, vous re-pensez),
- des interruptions mentales constantes,
- et cette sensation diffuse de désordre intérieur, même quand vous êtes assise à votre bureau.
Ce n’est pas juste une question d’organisation. C’est une question de charge mentale.
Il y a souvent un moment où ça devient très clair. Pas forcément spectaculaire. Plutôt un jour banal.
Vous regardez autour de vous et vous réalisez que votre environnement vous demande de l’attention en continu. Même quand vous essayez de vous concentrer.
C’est là que j’ai compris quelque chose que je n’avais pas vu venir : désencombrer n’était pas une question d’esthétique, mais de clarté mentale.
Et surtout, une règle simple a commencé à changer beaucoup de choses :
Chaque chose à sa place = moins de décisions à prendre dans la journée.
Moins de décisions. Moins de fatigue invisible. Moins de dispersion.
Et paradoxalement, plus de fluidité.
Vous ne pouvez pas tout optimiser en même temps
Quand on commence à devenir maman freelance, on tombe très vite dans un piège assez discret : celui de vouloir que tout soit bien… en même temps.
Un business qui avance.
Une maison impeccable.
Un enfant épanoui.
Une alimentation équilibrée.
Un cerveau reposé.
Et pourquoi pas un peu de sport, tant qu’on y est.
Sur le papier, ça ressemble à une bonne organisation.
Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une tentative de performance permanente.
Et ça, sur la durée, ça fatigue beaucoup plus que ce qu’on imagine.
Parce qu’en réalité, il y a des phases. Et elles ne sont pas négociables.
Quand on est en train de devenir maman freelance, on finit par comprendre qu’on navigue entre plusieurs « modes » :
- priorité au travail : les projets avancent, mais la maison ressemble parfois à une zone de transit,
- priorité à la famille : les journées sont pleines, mais le business tourne au ralenti,
- priorité à la santé : on récupère un peu d’énergie, mais on fait le strict minimum ailleurs,
- mode survie : on tient, on fait ce qu’on peut, et c’est déjà très bien.
Et le plus important : ces phases ne sont pas des erreurs de parcours. Elles font partie du système.
Il y a aussi ces semaines où vous avez l’impression d’être efficace… mais uniquement sur un seul plan.
Et c’est là que beaucoup de fatigue mentale s’installe : dans cette idée qu’il faudrait tout équilibrer parfaitement en permanence.
Quand on est en train de devenir maman freelance, il y a une vérité assez libératrice à accepter : vous ne pouvez pas tout optimiser en même temps.
Et surtout : ce n’est pas un problème.
Ce n’est pas un signe que vous êtes désorganisée. Ce n’est pas un manque de discipline. Ce n’est pas un « raté ».
C’est simplement une vraie vie, avec des priorités qui bougent.
La culpabilité ne disparaît jamais complètement
Quand on essaie de devenir maman freelance, il y a une émotion qui s’invite très tôt et qui a une fâcheuse tendance à rester : la culpabilité.
Pas une grosse culpabilité dramatique. Plutôt une petite voix discrète… mais très régulière.
Celle qui vous souffle que vous ne faites pas assez.
Et elle change de camp selon les moments.
Quand vous travaillez, elle dit :
Tu devrais être avec ton enfant.
Quand vous êtes avec votre enfant, elle dit :
Tu devrais avancer sur ton travail.
Quand vous essayez de gérer la maison, elle ajoute :
Tu pourrais être plus efficace quelque part ailleurs.
Charmant, n’est-ce pas ?
Quand on est en train de devenir maman freelance, on découvre aussi un amplificateur très efficace de cette culpabilité : les réseaux sociaux.
On y voit :
- des mamans parfaitement organisées,
- des business qui tournent « tout seuls »,
- des maisons dignes de catalogues,
- des routines du matin qui donnent l’impression que tout est simple et fluide à 6h03.
Et forcément, même inconsciemment, ça crée une comparaison permanente. Comme si votre quotidien devait ressembler à une version éditée, sans bruit, sans imprévu, sans fatigue.
Sauf que votre réalité, elle, continue de vivre en version non éditée 😄
Avec du vrai linge. De vrais mails. De vrais enfants. Et de vraies journées parfois un peu chaotiques.
Avec le temps, il y a quelque chose qui change quand on est en train de devenir maman freelance : on comprend que la paix mentale ne vient pas du contrôle total.
Elle vient plutôt de l’acceptation que tout ne sera pas parfaitement aligné en permanence.
Et surtout que cette sensation de « pas assez » ne disparaît pas complètement… mais qu’elle peut perdre énormément de pouvoir.
Le vrai objectif, ce n’est pas d’en faire plus
Quand on jongle entre être freelance et maman, on a facilement tendance à mesurer ses journées en quantité : combien de tâches faites, combien de mails envoyés, combien de choses « cochées ».
Mais avec le temps, la situation évolue.
On comprend que faire plus n’est pas forcément vivre mieux.
Parce que si chaque journée est remplie à ras bord, il ne reste plus beaucoup de place pour le reste :
- respirer sans penser à la suite,
- penser sans être interrompue,
- se reposer sans culpabilité,
- passer du temps avec sa famille sans regarder l’horloge,
- avoir des loisirs sans les « mériter ».
Et quand on est en train de devenir maman freelance, cette question devient centrale : est-ce que votre vie vous soutient… ou est-ce qu’elle vous pousse en continu ?
À un moment, le déclic vient souvent d’une fatigue simple : celle de devoir être « en production » en permanence.
Même les moments censés être libres finissent parfois remplis, optimisés, organisés, planifiés, anticipés…
Comme si le cerveau refusait le mode pause. C’est là que l’idée change.
Au lieu de chercher à tout optimiser, on commence à chercher quelque chose de plus simple : une vie soutenable.
Pas parfaite. Pas spectaculaire. Mais tenable dans la durée, sans s’épuiser.
J’aurais aimé me parler avec plus de douceur »
Quand je regarde en arrière sur cette période où j’ai commencé à devenir maman freelance, il y a une chose qui revient souvent : je n’avais pas besoin d’en faire plus. Ni d’être plus forte. Ni d’être plus organisée. Ni de « mieux gérer ».
J’avais surtout besoin de me parler autrement. Avec un peu plus de douceur. Et un peu moins d’exigence cachée derrière l’idée de « bien faire ».
Parce qu’à ce moment-là, ce n’était pas un manque de courage.
Ce n’était pas un manque de discipline.
Ce n’était pas un manque de volonté.
C’était plutôt un manque de cadre simple et respirable.
Avec le recul, ce dont j’avais vraiment besoin en devenant maman freelance, c’était :
- de structure, pour arrêter de tout réinventer chaque jour,
- de simplicité, pour ne pas transformer chaque tâche en projet,
- de limites, pour protéger mon énergie,
- de repos, sans devoir le « mériter »,
- et surtout de moins de pression invisible.
Rien de spectaculaire. Mais énormément de soulagement potentiel.
Et peut-être que si je m’étais dit ça plus tôt, j’aurais évité pas mal de fatigue inutile.
Si vous êtes dans cette phase où vous êtes dans les débuts de votre vie de maman freelance, vous n’avez pas besoin de tout changer d’un coup.
Mais il peut être intéressant de vous poser deux questions simples :
- Qu’est-ce qui vous fatigue le plus en ce moment ?
- Qu’est-ce que vous pourriez simplifier au lieu de continuer à optimiser ?
Parfois, la réponse n’est pas une nouvelle méthode. C’est juste enlever un peu de bruit.
Un peu de charge. Un peu de pression. Un peu de « il faudrait ».
Et laisser plus de place à une vie qui respire un peu mieux 👍








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